Bureau Economique et Commercial de la Belgique en Algérie

Représentation Economique et Commerciale de la Région de Bruxelles-Capitale de la Région Wallonne et la Région Flamande de Belgique en Algérie

Actualités en Algérie


05 septembre 2018 à 12:08

L’Algérie se dote d’une loi de finances complémentaire pour 2018




Parmi les principales mesures de la loi de finances complémentaire 2018 entrée en vigueur le 15 juillet 2018:

1) L’instauration d’un droit additionnel provisoire de sauvegarde (DAPS) sur l’importation de produits finis destinés à la consommation. Cette taxe, dont le montant devrait s’élever entre 30% et 200% (en fonction de la couverture du marché par la production locale), devrait venir se substituer aux interdictions formelles d’importations actuellement en vigueur. En plus de favoriser la protection du marché intérieur, cette mesure permettra également de générer des recettes douanières supplémentaires. Des réunions entre les représentants des différentes filières et le ministère du Commerce ont eu lieu en juillet afin de déterminer une première liste des produits qui seront imposés. Selon une déclaration du ministre, cette liste devrait être prochainement finalisée pour une mise en application en septembre. Elle devrait être régulièrement révisée.

2) Une hausse de la taxe sur l’activité de distribution en gros de recharges électroniques de crédits de communication. Cette taxe passe de 0,5% à 1,5% des prélèvements de crédits de communication effectués chez les opérateurs de télécommunications exerçant cette activité en tant que distributeur. Outre la hausse des recettes fiscales, cette mesure a pour objet d’inciter les opérateurs à investir dans la distribution et à développer l’e-paiement.

3) Un nouveau mode de fixation des taux d’intérêts bonifiés sur les crédits bancaires accordés par les établissements financiers pour le financement de projets d’investissement. Sauf exceptions, ces derniers ne seront plus contenus dans la loi de finances mais fixés par voie réglementaire, permettant désormais aux pouvoirs publics de les ajuster en fonction des spécificités de chaque secteur et des priorités gouvernementales.

4) Une hausse des autorisations de programme (montants maximums autorisés à être engagés pour l’exécution des projets durant les années à venir) d’un total de 500 Mds DZD soit 4,3 Mds USD (sans pour autant modifier la dotation budgétaire totale). Ces affectations supplémentaires (+22% par rapport à la loi de finances 2018) sont destinées à la relance de projets d’investissement gelés, parmi lesquels le mégaprojet d’exploitation du phosphate des mines de Tébessa, la construction du nouveau port d’El Hamdania ou encore la modernisation du port d’Annaba. Elles devraient également permettre de dynamiser l’activité commerciale


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